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CRITAOI

Littérature CRITique francophone de l’Afrique subsaharienne et de l’Océan Indien.

Journées scientifiques régionales de Toliara (Madagascar) 2 juin 2008

Appel à communications (appel clôturé le 20 février 2008).


Les affinités profondes qui unissent les littératures de l’Afrique subsaharienne et de l’océan Indien relèvent de plusieurs ordres, notamment géographique, historique, politique, linguistique, de pratique littéraire.

Géographiquement, la nature a disséminé dans l’océan Indien, à la limite de l’Afrique, un ensemble d’îles peuplées de migrations d’origine essentiellement asiatique et africaine. Il s’agit principalement de Madagascar, des Seychelles, de la Réunion, de Maurice, des Comores, etc.

Et, comme le dit Lilyan Kesteloot, à juste titre, le fait que Senghor ait intégré dans son Anthologie ...trois poètes malgaches est tout à fait significatif. En effet, historiquement et en fonction de certains intérêts communs, il y a eu une participation malgache au mouvement néo-nègre et cette participation n’a fait que s’accroître, s’élargissant même aux poètes des îles voisines : Maurice et la Réunion (Histoire de la littérature négro-africaine, Karthala, 2001, p. 203). C’est sans doute en cela que le destin politique de la Grande Ile est lié à celui de l’Afrique.

En effet, les deux espaces, l’Afrique subsaharienne et l’Océan Indien, partagent le même cheminement des pratiques littéraires, à savoir :

1) une littérature orale traditionnelle : celle qui

    • se pratique dans les proverbes, les chants, les contes, ... ;
    • est ainsi ancrée profondément dans la vie quotidienne de la société : la poésie, notamment, se trouve dans le pas du moissonneur, du pêcheur, du chasseur ; dans l’univers de la palabre ; dans la parole orale, le soir, autour du feu.

2) une littérature écrite de langue française : celle qui

    • constitue la relecture de la tradition orale, des mêmes réalités fondamentales mais vécues et exprimées dans de nouveaux contextes socio-historiques et par de nouveaux moyens de la modernité(écriture, imprimerie, ...), d’où également le volet translangues avec les problèmes de traduction ;
    • fonde une poétique moderne ;
    • incorpore les deux espaces au destin de la francophonie.

3) une littérature écrite en langues locales : celle qui

    • renforce la problématique de la pratique du français en milieu plurilingue, c’est-à-dire celle du « partenariat » entre le français et les langues locales dans la création littéraire ;
    • soulève la question d’identités culturelles, nationales, ...

4) une littérature critique : celle qui

    • réalise la réception des œuvres littéraires ;
    • les apprécie ; et
    • s’en fait l’écho en les prolongeant par un discours-métalangue.

Ce parcours des pratiques littéraires, commun à l’Afrique subsaharienne et à l’Océan Indien, produit ainsi des littératures aux liens étroits nés de la rencontre de ces deux espaces.

La rencontre est d’abord interne pour chaque espace : la question des littératures nationales en Afrique et celle de la « dispersion insulaire » dans l’océan Indien. Ensuite, la rencontre est ouverte. De l’Afrique aux îles et des îles à l’Afrique : lue par les Réunionnais, l’œuvre de Senghor n’est peut-être plus la même œuvre. Ainsi de celle de Rabearivelo lue par les Ivoiriens, par exemple.

Aussi,l’insularité de l’océan Indien n’est-elle plus close. Elle n’est plus isolement. Elle devient ouverture, par la littérature comme l’est du reste l’espace insulaire lui-même par son ouverture sur l’autre grand espace qu’est l’océan.

L’Afrique subsaharienne et l’océan Indien entretiennent donc des liens particulièrement tissés dans la production et la réception de leur littérature respective. Ces derniers suscitent cependant diverses questions qui méritent qu’on s’y penche. C’est pourquoi, le Réseau Littérature Critique francophone de l’Afrique subsaharienne et de l’océan Indien (CRITAOI) organise ses journées scientifiques régionales de Toliara sur le thème Insularité et littérature : Afrique et Océan Indien, autour de six axes suivants :

  • l’océan Indien dans la littérature africaine francophone ;
  • la poétique de l’insularité ;
  • l’iléité et l’altérité ;
  • la réception des auteurs de l’océan Indien sur le continent africain ;
  • la réception des auteurs africains dans l’océan Indien ;
  • la question interlangues et problèmes de traduction.

Calendrier :

  • Date limite de réception des propositions de communication : 20 février 2008 (résumé avec indication de l’axe dans lequel s’inscrit le sujet)
  • Réponse du comité scientifique : 25 février 2008
  • Date limite de réception des communications : 30 mars 2008

Propositions à envoyer , de préférence par courrier électronique, en même temps, aux adresses suivantes :

Comité scientifique :

  • Sanou Salaka (Université de Ouagadougou) : président
  • Mose Chimoun (Université Gaston Berger de Saint-Louis) : secrétaire
  • Claudine Bavoux (Université de la Réunion)
  • L. Rabaovololona (Université d’Antananarivo)
  • Mwamba Cabakulu (Université Gaston Berger de Saint-Louis)
  • Alain Sissao (Institut des Sciences des Sociétés-CNRST, Ouagadougou)
  • Maurice Amuri (Université de Lubumbashi)
  • Christian Ralijaona (Université de la Réunion)
  • Clément Sambo (Ecole Normale Supérieure, Université de Toliara)
  • Abdallah Mdarhri (Université Mohamed V Agdal)
  • George Lang ( Université d’Ottawa)
  • Bernard Terramorsi (Université de la Réunion).
  • Marc Cheymol (AUF)
  • Patrick Chardenet (AUF)
  • Ambroise Queffélec (Université d’Aix-en Provence)
  • Solo- Raharinjanahary (Université d’Antanarivo)


DOCUMENTS
À TÉLÉCHARGER

Document de présentationWord 78.5 ko

Proposition de communicationWord 67 ko

Fiche d’inscriptionWord 70 ko

 
   
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