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CRITAOI

Littérature CRITique francophone de l’Afrique subsaharienne et de l’Océan Indien.

ORALITE ET PRODUCTION ROMANESQUE : A LA RECHERCHE DES TRACES DE L’ORALITE MOAAGA DANS LES PRODUCTIONS ROMANESQUES BURKINABE Sissao alain Joseph

Il s’agit de faire le point de l’inscription de l’oralité dans l’écriture.

Les critiques qui abordent l’analyse du roman africain francophone sont frappés par une certaine originalité. C’est la particularité avec laquelle les romanciers contemporains africains expriment les faits dans la trame narrative. Une césure semble faite dans l’écriture comme si ces derniers recherchaient dans leur quête un certain “ graal ”. En réalité, les romanciers s’inspirent de l’oralité dans leur processus de création. Cette modalité d’écriture puise sa source dans la tradition orale. La diégèse (récit pur d’événements) est caractérisée par une référence aux réalités du milieu, de la langue, des habitudes. Ce sont tous ces faits qui conduisent à penser que le romancier africain en général et burkinabè en particulier recherche les fondements réels de son inspiration dans l’oralité. En définitive, les écrivains tentent de “ domestiquer ” la langue et le milieu qui leur est propre. Nous pouvons observer chez Patrick Ilboudo, Pierre Claver Ilboudo, pour ne citer que ceux-là, les traces de l’oralité moaaga dans leurs productions romanesques. L’oralité est une source d’inspiration pour les romanciers burkinabè. Ceci permet de noter un dualisme dans l’écriture en ce sens que le roman oscille très souvent entre continuité et rupture tant il puise sa sève nourricière dans le passé tout en essayant de s’ouvrir à l’avenir.

Mots clés : oralité moaaga, romans, littérature orale, tradition, continuité, rupture.

TITLE : ORALITY AND NOVELS PRODUCTIONS : TO BE IN SEARCH OF TRACES OF MOAAGA ORALITY IN BURKINABE NOVELS ABSTRACT : The critics concerned with the francophone African novel are struck by its originality. This is so with regard to the special way in which contemporary African novelists express their narrative plots. It seems that a caesura now obtains in their way of writing, as if in the process of their quest, they were seeking a certain “Grail”. The truth is that the novelists draw much of their creative impulse from orality. This mode of writing draws inspiration from the oral tradition. The diegesis (the bare narration of events) is characterized by a reference to the facts of the milieu, the language, and the habits. Considering this, one might think that the African novelist in general and Burkinabé novelist in particular is seeking the actual foundations of his/her inspiration in orality. The point is that the writers are trying to “domesticate” the language and their milieu. In the works of Patrick Ilboudo and Pierre Claver Ilboudo, to name but those two, we may perceive traces of Moaaga orality. Orality is a source of inspiration for Burkinabe novelists. We me note a duality in their writing as a result of this. This mean that, quite often, the novel evolves between continuity and change, drawing its substances from the past while remaining open to the future. Key words : Moaaga orality, novels, oral literature, tradition, continuity, change


 
   
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3 novembre 2008